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Andrew Frishman pitchant IMBlaze © Sparknews

Neuf innovations pour le progrès éducatif ont secoué le Sparkshow du WISE summit à NYC

Le Sparkshow de Sparknews a attiré beaucoup d’attention au sommet WISE à New York le 22 septembre.

“Chaque fois qu’on ouvre une école, on ferme une prison”, disait Victor Hugo. S’il fut notre contemporain, il aurait probablement tweeté qu’à chaque fois qu’on lance une appli EdTech on est potentiellement en train de sauver une vie.

Présenté par l’auteur spécialiste en éducation et de politique mondiale Jordan Shapiro, le World Innovation Summit for Education (WISE) est une référence en matière de nouvelles approches à l’éducation – “une plateforme multisectorielle pour la pensée créative, le débat et l’action concertée”, menée par Son altesse la Sheikha Mozah Bint Nasser du Qatar depuis 2009.

Un principe simple pour des projets à fort impact

Lors de l’évènement, neuf entrepreneurs sociaux avaient trois minutes pour pitcher leur projet devant un panel de huit journalistes de renom (Steven W. Anderson, Christie Smythe, Julie Baumgardner, Gregg Toppo, Keshia Clukey, Stacy Teicher Khadaroo,Tom Whitby, Salima Yacoubi Soussane) venus de divers pays au Sparkshow de Sparknews #EducationForAll. L’idée : découvrir des solutions innovantes et des acteurs du changement dans le champs de l’éducation.

Selon l’organisation Voices of Youth, près de 103 millions de jeunes dans le monde sont illettrés. Cet évènement avait pour but d’explorer les problèmes éducatifs majeurs de notre époque ainsi que les solutions qui peuvent y être apportées.

Ainsi neuf innovations françaises, britanniques, américaines et nigérianes se sont succédées sur scène. Au programme: de l’e-learning, des bourses scolaires, des documentaires et surtout… beaucoup d’humain. Voici une rapide présentation de ces projets inspirants.

Des outils EdTech pour un monde plus égalitaire

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Son altesse la Sheikha Mozah Bint Nasser du Qatar dans le public © Sparknews

En premier lieu, Andrew Frishman, le co-directeur exécutif de Big Picture Learning, a présenté IMBlaze, un outil de recherche pour les étudiants, les éducateurs et le personnel administratif. Il aide les étudiants à trouver un stage basé sur leurs intérêts et leur position géographique. ImBlaze regroupe environ 50 000 offres de stages. Quant aux écoles et universités des stagiaires, elles peuvent contrôler via la plateforme le processus de recherche et l’évolution du stage.

Dans un parcours scolaire satisfaisant, outre les stages, le financement de la formation compte beaucoup. Or, en Afrique, l’éducation ne coule pas de source mais est un luxe. C’est pourquoi Bola Lawal a lancé ScholarX, une application pour Androids et iOS de micro-financement de bourses scolaires en adéquation avec le parcours scolaire des utilisateurs. Cette plateforme a déjà permis à plus de 15 000 étudiants de bénéficier d’une bourse.

Selon le prix Nobel de chimie Venkatraman Ramakrishnan “la Science est de la curiosité, tester et expérimenter”. Malheureusement, tout le monde n’a pas accès au laboratoire de Dexter. Cela ne devrait décourager personne de s’intéresser à la Science.

Smart Science est un laboratoire virtuel, à bas prix, disponible sur tout outil HTML5. On peut y effectuer des expériences en temps réel, y rédiger des compte-rendus, y trouver des vidéos, des information préalables qui instruisent l’étudiant ainsi que des quizs. Via le système d’auto-traduction, les connaissances sont disponibles en plus de cent langues : 300 écoles l’ont déjà essayé.

Palier à des carences par la tech

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Tabshoura pitché devant les huit journalistes © Sparknews

Imaginez-vous bloqué dans une zone avec peu d’internet et d’électricité. Vous auriez sans doute du mal à avoir accès à l’information. L’ONG libanaise Lebanese Alternative Learning a lancé Tabshoura-in-a-box, un serveur éducatif à bas prix pour les populations reculées et pour les réfugiés.

2750 élèves en ont déjà bénéficié. Les contenus sont élaborés à l’aide des enseignants locaux et suit une logique d’apprentissage par la pratique. La box est un petit serveur qui peut desservir jusqu’à 30 ordinateurs. L’idéal pour les communautés reculées.

“En France 60% des étudiants quittent leurs études après la première année d’université pour trois raisons : inégalité de l’information, manque de réseau et manque d’engagement,” a souligné le fondateur de Pixis Borna Sconamiglio devant le panel de journalistes.

Donc, pour palier à ces carences, Borna Sconamiglio a conçu Pixis avec Aloïs Gaborit dans le but d’orienter nos jeunes parmi les métiers d’avenir. Ceux que nous ne connaissons pas encore. Sur le site, “la puissance de la technologie rencontre la dimension humaine” pour éclairer les jeunes sur les professions en devenir.

Aider les méthodes d’instruction non-conventionnelles à prouver leur efficacité

Jo Harding a pitché Doc Academy, un projet qui se donne pour but d’assister les enseignants à présenter les meilleurs documentaires aux classes. Le principe est simple. L’enseignant crée un compte et peut choisir parmi 100 documentaires à télécharger. Les élèves semblent réagir positivement et 25% du secondaire utilise Doc Academy au Royaume-Uni. Aux Etats-Unis depuis cette année, 98% de ses utilisateurs américains y feraient à nouveau recours.

De la réalité documentaire à la réalité virtuelle, il n’y a parfois qu’un pas. Uptale permet à ses utilisateurs de créer leur propres expériences immersives en quelques clics et sans lignes de codes. Il suffit d’importer ses images et vidéos et d’y rajouter une couche interactive et gamifiée. Plus besoin d’avoir les compétences d’un dévelopeur.

La RV favorisant la rétention de l’information de manière spectaculaire, Danone et L’Oréal ont été séduites par cette solution pédagogique dans le cadre de leurs entreprises. Les expériences en RV (comme des visites de lieux par exemple) sont compatibles avec n’importe quel casque de réalité virtuelle. Et pour évaluer le potentiel et les limites de ses programmes, les progrès des apprenants sont chiffrés.

L’éducation, un enjeu vital

Charlemagne disait que maîtriser une seconde langue équivaut à avoir une deuxième âme. Et dans cet apprentissage, rien n’égale l’interaction avec une personne de langue maternelle. Mursal Hedayat a pitché Chatterbox, un programme linguistique online et offline, conçu pour les écoles, les individus, les universités et les entreprises. Chatterbox canalise le potentiel académique des réfugiés dans le marché des langues en les mettant en contact avec plus de 400 élèves et enseignants au Royaume-Uni. Une initiative doublement engagée.

Imaginez une plateforme de prestations avec des cours en e-learning pour les professionnels du milieu académique et de l’industrie des biotechnologies, bio-ingégneurie, biopharmacie et du MedTech. Cette plateforme existe. Elle s’appelle CambioScience, ses cours sont retransmis depuis les plus prestigieuses universités au monde selon un calendrier publié sur le site et enseignés par des sommités académiques. Et en plus… l’inscription est gratuite !

A l’âge de 30 ans, les personnes avec le plus d’éducation ont une espérance de vie moyenne de six ans plus longue que ceux qui ont moins d’années d’étude, selon l’OCDE. Raison de plus, donc, pour soutenir la démocratisation de l’éducation. Souhaitons bonne chance aux génies de l’EdTech !

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