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4 initiatives qui luttent contre la pollution de l’air

Selon l’ONU Environnement, “la pollution de l’air est responsable d’un décès sur huit dans le monde. Elle est l’une des principales causes de nombreuses maladies mortelles. Elle est responsable d’environ un tiers des accidents vasculaires cérébraux, des maladies respiratoires chroniques et des cancer du poumon et ainsi que d’un quart des décès dûs à une crise cardiaque.” Le grand suspect est connu : l’exploitation excessive et non-raisonnée du bois. En effet, cette pratique entraîne non seulement la dégradation des terres, mais elle réduit aussi la capacité des arbres à absorber les emissions de carbone émises. Les arbres étant de moins en moins capables de capter et séquestrer les gaz nocifs, les émissions de CO2 générées par l’incinération du bois et du charbon ont un impact catastrophique sur la qualité de l’air et mettent en danger la planète et ses habitants. Découvrez quatre innovations qui luttent contre la pollution atmosphérique #EarthBeats.

En Afghanistan, l’entreprise Qadardan mise sur l’énergie solaire pour limiter l’utilisation excessive de charbon

Selon l’Agence Nationale Afghane de Protection de l’Environnement (NEPA), la pollution atmosphérique a atteint des niveaux alarmants dans les grandes villes du pays. Cette situation est principalement due à la consommation excessive de charbon qui pollue l’air et déboise les forêts. Fondée en 2003 par Habib el Rahman Qadardan, l’entreprise Qadardan propose des solutions solaires pour limiter les émissions nocives à l’environnement et à la santé. Elle propose plusieurs produits de la vie courante, comme des bains solaires, dont l’eau chauffe grâce à l’énergie thermique, et même d’ingénieux fours qui concentrent la chaleur du soleil à un certain endroit. “Nous espérons que nos produits permettront de réduire l’utilisation du charbon en hiver et du bois en toutes saisons “, a déclaré M. Qadardan. “L’utilisation de ces matières premières pour cuisiner et se chauffer représente une menace non-négligeable pour la qualité de l’air, surtout dans les grandes villes.” Découvrez l’article en anglais sur The Nation et Haaretz.

A solar oven used to boil water produced by Qadardan Company in Afghanistan © Omid Nabizada /Hasht-e-Subh

Chakr, l’entreprise qui transforme la pollution en encre

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, 14 des 20 villes les plus polluées dans le monde se trouvent en Inde. La pollution atmosphérique, l’une des principales causes de décès en Inde, est principalement due aux emissions générées par les générateurs diesel. C’est ce constat qui a motivé la startup indienne Chakr, fondée en 2015, à travailler sur une technologie qui réduit la pollution des ces générateurs et la transforme en encre et peintures. Le Chakr Shield rentre dans le tuyau d’échappement des générateurs et capte entre 70 et 90 % des particules produites par les moteurs. A ce jour, Chakr a installé 70 dispositifs de contrôle d’émission et affirme avoir purifié environ 50 000 milliards de litres d’air. Pour en savoir plus, retrouvez l’article en français sur La Tribune de Genève sur The Hindu, The Nation, Yicai Global, The Philippine Star ou L’Orient Le Jour (en anglais) et Dong-A Ilbo (en coréen).

POink, the POllution INK made by Chakr after trapping pollution from the diesel generators. © Chakr team

Chauffer les bâtiments grâce aux fumées de sites industriels: Terrao révolutionne le traitement de l’air

Lorsque les usines rejettent des fumées, elles polluent l’environnement et gaspillent de l’énergie. Avec son échangeur de chaleur « Terrao », la start-up française Starklab a trouvé un moyen de capter cette énergie tout en éliminant les particules nocives afin de la réutiliser. Leur innovation a un potentiel environnemental et commercial énorme et repose sur le principe simple qui consiste à mélanger l’air dans l’eau pour transférer de l’énergie. Cette technologie qui permet une meilleure efficacité énergétique et une meilleure qualité de l’air vient d’être retenue pour participer à un projet pilote pour recycler l’air dans le métro parisien. “La force de Terrao” explique son inventeur Jaouad Zemmouri, “c’est sa capacité à traiter la pollution en même temps qu’elle récupère l’énergie”. Ce double-processus la rend idéale pour nettoyer les substances nocives des émissions industrielles. En 2016, l’échangeur Terrao a été testé sur un incinérateur de déchets et a capté avec succès de nombreuses particules (95% des PM10 et 80% des PM2,5), les oxydes d’azote, les oxydes de soufre, le CO2 et plus. Une fois piégés dans l’eau, les polluants sont traités, tandis que l’énergie des fumées est recyclée en énergie thermique propre pour chauffer des bâtiments. Découvrez le processus sur l’article publié sur The Hindu (article en anglais).

A Terraosave system installed in the boiler room of the Ajinomoto factory in Amiens. © Terraosave

Tree Planet, une entreprise sociale sud-coréenne plante des arbres dans le monde entier

Fondée en 2010, l’entreprise Tree Planet a à ce jour planté plus de 800.000 arbres dans 12 pays. Le premier projet des co-fondateurs de Tree Planet, Min-Cheol Jeong et Hyoung-Soo Kim, était un jeu mobile dans lequel les utilisateurs devaient faire pousser un arbre. Une fois que l’arbre virtuel était adulte, l’entreprise en plantait un réel dans une forêt. Le jeu a su mobiliser et sensibiliser une très grande audience (1,000,000 d’utilisateurs) au rôle joué par l’arbre dans la séquestration de carbone et la purification de l’air. “Un arbre de 40 ans absorbe 35,7 grammes de poussière fine en un an “, explique Jeong. “C’est l’équivalent d’une tasse d’expresso.” En 2017, l’entreprise a lancé son nouveau projet : “ Tree Companion” (littéralement “arbre compagnon”) au sein duquel 32 000 arbres ont été adoptés virtuellement et donc plantés réellement. Pour en savoir plus, lisez l’article en anglais sur Yicai Global, The Philippine Star et Dong-A Ilbo (en coréen).

Volunteers planting trees to restore a forest in Samcheok, a city burnt by a recent wildfire in Gangwon Province, South Korea. © Photo courtesy of Tree Planet

Pendant que les citoyens se mobilisent pour le Jour de la Terre, 18 médias enquêtent sur les initiatives locales contre la pollution et les déchets. L’opération éditoriale collaborative Earth Beats regroupe des rédactions de renom : Le Figaro, Corriere della Serra, Haaretz, L’Economiste, La Nacion, Yicai Global, Delo, L’Orient Le Jour, The Philippine Star et The Hindu. L’opération est coordonnée par Sparknews avec le soutien de l’ADEME, du programme MAB de l’UNESCO, du Jour de la Terre, de Impact Hub et de CDC Biodiversité.

Vous, lecteurs, citoyens, dirigeants, investisseurs, consommateurs, pouvez diffuser ces solutions pour s’assurer que notre vie sur cette planète soit durable.

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