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Le Club de l’Innovation Positive de Paris fait sa rentrée : le nouveau pouvoir du consommateur

L’automne annonce le retour des évènements du Club de l’Innovation Positive aussi bien en France qu’à l’étranger. La soirée parisienne du 12 septembre a mis la barre haut. Au programme ? Un débat sur le pouvoir des consommateurs et des pitchs inspirants de projets à fort impact.

Tous les deux mois, des acteurs engagés dans la transformation positive des grandes entreprises viennent découvrir des nouveaux projets inspirants. De ces rencontres naissent de nouvelles idées de travail en commun, de l’inspiration et des partages d’expérience enrichissants.

Mathilde Imer, à la charge de Solutions and Co, le programme éditorial sur le climat de Sparknews a inauguré la soirée en rappelant l’urgence des enjeux climatiques. « Nous avons deux ans pour inverser la courbe du réchauffement climatique. Aucun Etat n’y arrivera seul, il faut des citoyens et des entreprises », a-t-elle lancé en résonance des Marches pour le Climat d’actualité.

S’est ensuite ouvert un débat entre Nicolas Chabanne, fondateur de la marque de produits laitiers équitables C’est qui le patron et de la marque de fruits et légumes Les gueules cassées et l’auteur de Destins du capitalisme, Sébastien Groyer.

Le sujet : le pouvoir du consommateur réside dans le choix d’un produit. « L’impact quotidien de mes achats est tellement plus puissant que mon bulletin de vote tous les 5 ans », a remarqué Nicolas Chabanne.

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Nicolas Chabanne et Sébastien Groyer © Marie Julien-Laferrière

Un essaim de projets prometteurs

La session de pitchs a exposé à l’auditoire une série d’initiatives plus inspirantes les unes que les autres.

En premier lieu, si vous rêvez de travailler dans l’humanitaire ou les énergies renouvelables, ne serait-ce qu’un jour par mois, c’est possible. Félix de Monts a pitché Vendredi. C’est un concept permettant aux stagiaires et employés de mettre leurs compétences aux service de bonnes œuvres.

Vous dédiez quelques jours sur une durée établie entre l’entreprise, l’intermédiaire (Vendredi), la structure d’accueil et vous. Les associations reçoivent donc une aide qualifiée et les entreprises peuvent bénéficier d’avantages concrets.

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Cassandra Delage pitche Plast'If. © Marie Julien-Laferrière

Cassandra Delage, fondatrice de Plast’If, a fait des déchets plastiques une ressource à transformer. La machine Plast’If broie des déchets tels que des gobelets et les transforme en filaments pour imprimantes 3D.

Ces filaments peuvent ensuite être utilisés pour créer des objets du quotidien -support d’ordinateur- ou des prothèses qui sont ensuite offertes à des associations. Déjà présente dans certaines municipalités, Plast’If entend s’implanter aussi dans les entreprises. L’entreprise veut y changer les comportements face au recyclage.

Le Carillon est un réseau de commerçants solidaires. Ces propriétaires de petits commerces fournissent gratuitement des services aux personnes précaires, avec ou sans domicile. De plus, les clients de ces enseignes peuvent peuvent offrir des services à ceux dans le besoin sous la forme d’un pré-paiement. Aujourd’hui, Louis-Xavier Leca veut intégrer les grande entreprises dans son maillage.

Antoine Le Clerck, directeur du marketing durable et responsable d’Orange, a abordé les méthodes et les défis pour intégrer le business social dans une grande entreprise. L’intervenant en a profité pour rappeler que la pauvreté était un sujet tabou dans les entreprises. Et avec neuf millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté en France, il était urgent de le briser.

Clothparency, un projet innovant.

Clothparency s’est fixé pour mission d’évaluer l’impact environnemental de nos vêtements. Or, 90% des ceux qui voudraient mieux choisir leurs achats vestimentaires manquent d’information.

Par conséquent Clothparency palie à cette carence en notant en ligne les vêtements sur huit critères environnementaux et sociétaux. Impact carbone, pollution de l’eau, recyclage, conditions salariales, origine, toxicité, bien-être animal, et possible agriculture biologique. Le secteur textile est le deuxième plus polluant après celui pétrolier.

Pour évoluer, le projet doit transformer ses utilisateurs en vrais ambassadeurs. Découvrez ci-dessous une vidéo explicative de son extension Chrome. Elle devrait être donc déclinée en application mobile dans les mois à venir.

Le journaliste Didier Meillerand est revenu sur comment il avait produit Intérêt Général et Territoires. Il s’agit d’une émission grand-public sur les engagements politiques et RSE des acteurs économiques sur tout le territoire national. Il a donc créé ABNL Prod (A but non lucratif Productions) pour concilier impératifs économiques et initiatives à but non lucratif.

Meet My Mama, le traiteur, a fait frétiller nos papilles durant la soirée. Il a souligné son engagement à mettre en valeur les femmes issues de l’immigration, voulant vivre de leur cuisine. Elles ont maintenant un lieu à Paris, mis en place avec Danone, où elles organisent des dîners du monde.

Cette session de pitchs a été suivie d’ateliers d’intelligence collective en plus petit comité pour trouver des synergies intéressantes. Une soirée inspirante, donc, dont les participants sont repartis avec le sourire !

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Les ateliers d'intelligence collective ont proté leurs fruits. © Marie Julien-Laferrière
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