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Cinq projets qui favorisent l’inclusion sociale à travers l’emploi

De nos jours, notre profession influe sur notre intégration dans la société. Les personnes sans emploi se retrouvent mises à l’écart. Sélectionnés dans le cadre de l’opération 7.7 Billion, les cinq projets suivants cherchent à ré-intégrer des personnes habituellement marginalisées dans la société à travers l’emploi.

Quand la technologie encourage l’emploi des handicapé•e•s

Genashtim est une entreprise spécialisée dans les programmes de formation en ligne. Ce que ces clients ne savent pas forcément, c’est qu’environ 60% de ses employé•e•s sont handicapé•e•s. En effet, le fondateur Thomas Ng favorise leur insertion par l’emploi en s’appuyant sur la technologie. L’entreprise n’a pas de bureaux. La plupart des employé•e•s travaillent depuis leur domicile sans avoir à être confronté•e•s à des infrastuctures inadaptées. L’utilisation de Skype et WhatsApp prime pour communiquer entre collègues et avec leurs client•e•s. Cette entreprise répond à un problème de taille: en effet, 80 à 90% des personnes handicapées en âge de travailler dans des pays en voie de développement sont au chômage, selon l’ONU. 30% des employé•e•s de l’entreprise sont également des réfugié•e•s. Pour plus détails, retrouvez l’article sur L’Economiste et Le Soir (en français), The Straits Times (en anglais) ou El Tiempo (en espagnol).

Thomas Ng (left) founder for Genashtim, Rajkumar Selvaraj, process manager in this cloud-based digital solutions provider. © Genashtim

D’une pierre trois coups: de l’emploi, du recyclage et du matériel scolaire

1,7 millions de jeunes au Maroc ne sont ni à l’école, ni en formation, ni en entreprise: on les appelle les “nini”. L’ONG Al Jisr aide ces jeunes avec l’initiative “Green Chip”. Ce projet les forme à un métier en leur apprenant la maintenance informatique à travers la récupération de vieux ordinateurs. Les moins abîmés sont réparés et offerts à des écoles publiques tandis que les autres sont démontés et recyclés. En un an, les jeunes sont formé•e•s à la fois d’un point de vue technique mais aussi soutenus dans leur recherche d’emploi. En effet, les participants reçoivent  des cours de langue, d’étiquette professionnelle et d’entrepreneuriat. L’ONG comptera 120 participants à Casablanca à la rentrée prochaine, soit le double de l’année d’avant. Elle cherche aussi à ouvrir trois centres supplémentaires dans d’autres villes. Si ce projet vous intéresse, retrouvez l’article sur L’Economiste (en français), The Daily Monitor et The Straits Times (en anglais), La Regione (en italien), El PaísEl Tiempo et La Nacion (en espagnol) ou Almasry Alyoum (en arabe).

In the Moulay Abdallah High School in Casablanca, around sixty young people are learning computer maintenance, soft skills and entrepreneurship. © Ahmed Jarfi

Trouver un travail avec l’aide d’un•e sénior•e

En Belgique, les jeunes issu•e•s de l’immigration ont souvent des difficultés à trouver un emploi. Malgré l’aide offerte par différents organismes publics, le taux de chômage des immigrés est deux fois plus élevé que celui des personnes nées dans l’Union Européenne. Duo for a Job est une association qui propose à chaque jeune de rencontrer un•e sénior•e connaissant bien le marché du travail belge. Cette mise en relation permet au jeune d’avoir un accompagnement indivualisé. Il s’agit aussi d’une personne pouvant leur partager leur réseau professionnel et leur redonner confiance lors de moments de doutes. L’association peut-être fière de ses résultats: 73% de leurs participant•e•s ont trouvé une formation ou un emploi! Pour en savoir plus, l’article est disponible sur Le Figaro (en français), The NationYicai Global, et The Straits Times (en anglais) et La Regione (en italien).

“In Afghanistan, you can get a job by talking to people directly, you work for a few days and then you look for something else. Here it’s completely different, you need a diploma, work experience, such or such contract…” explains Rozy Khan Shinwari, a young Afghan refugee supported by Duo for a Job. © Dominique Duschesnes

Des broderies de tradition au service de l’émancipation

Ma Xiaoxiao vient de Daban, en Chine. Après s’être installée dans la capitale de la province du Gansu, elle revient 20 ans plus tard dans son village natal pour fonder un atelier de broderie. “Les treize artisanes expertes” est un atelier à deux missions. Il préserve les broderies traditionnelles de la région tout en améliorant le quotidien des brodeuses. En effet, c’est pour la plupart la première fois qu’elles gagnent de l’argent. Ce salaire leur assure une indépendance financière ainsi qu’un futur plus prometteur pour leurs enfants. Si elle a rencontré de nombreuses difficultés au commencement de son projet, Ma Xiaoxiao inspire de plus en plus de femmes à rejoindre son équipe. Elle n’est d’ailleurs pas la seule à recréer des opportunités dans son village natal: sa génération se caractérise par un exode rural inversé. Après une expérience dans les villes, ces jeunes reviennent dans leurs villages avec des projets entrepreneuriaux. Pour en apprendre plus sur ces broderies, lisez l’article sur L’Economiste et Le Soir (en français), The NationThe Straits Times et Yicai Global (en anglais) et El Tiempo (en espagnol).

Ma Xiaoxiao (bottom row, third from the right), founder of “The 13 Skilled Female Artisans” factory surrounded by female embroiderers. © Wang Xiaodong

Vendre les fruits de sa récolte à juste prix: l’application qui transforme l’agriculture colombienne

En 2015, une colombienne de 15 ans créé une plateforme en ligne sur laquelle les agriculteur•ice•s vendent directement leur produits aux consommateur•ice•s. Auparavant, il fallait passer par des intermédiaires qui achetaient les produits à bas prix sans partage des profits. Sur Comproagro, chacun•e peut négocier ses prix, modalités de paiement et de livraison. Les agriculteur•ice•s sont alors correctement compensés pour leur travail et peuvent vendre leur production en une seule fois. La fondatrice Ginna Jiménez vient elle-même d’une famille agricultrice et insiste sur l’importance de garder sa plateforme gratuite. Encore imparfaite, l’application compte aujourd’hui 26 000 utilisateur•ice•s dans 29 départements différents. La jeune femme continue à la développer et rêve d’en faire une sorte d’ “eBay pour les agriculteurs”. Retrouvez l’article entier sur Le Figaro et Le Soir (en français), The Straits TimesThe Nation et Yicai Global (en anglais), La Nacion et El Tiempo (en espagnol), La Regione (en italien) et sur Almasry Alyoum (en arabe).

Ginna created Comproagro when she was 15 years old. From the beginning, her proposal was to have a system “without intermediaries.” © El Tiempo

Les articles présentant ces projets ont étés publiés dans le cadre de 7,7 Milliards, une opération de journalisme collaboratif rassemblant 15 médias d’information du monde entier à la rencontre d’initiatives pour l’inclusion sociale, économique et citoyenne. L’opération est coordonnée par Sparknews avec le soutien de Impact Hub et de la Fondation Schwab.

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