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L’engagement, notre affaire à toutes et tous : retours sur la soirée du Club de l’Innovation Positive de juin.

Le lundi 22 juin 2020, Sparknews a organisé une nouvelle soirée du Club de l’Innovation Positive au BivwAk!. Rencontre entièrement en ligne, distanciation sociale oblige, nous avons eu la chance de recevoir deux des membres de la Convention Citoyenne pour le Climat ainsi que le directeur général de la Croix-Rouge française. Nos intervenant·e·s ont ensuite présenté 5 approches différentes de l’engagement au travers d’ateliers de travail et d’échanges. Voici un récapitulatif de ce Club à la sortie de la première vague de COVID-19.

L'équipe de Sparknews présente au BivwAk!

L’engagement, notre affaire à toutes et tous.

Associé aux notions de responsabilité et de contribution, l’engagement s’est révélé être l’affaire de toutes et tous au cours de la pandémie du COVID-19. Au lendemain de cette période de crise, quel regard porter sur cette notion d’engagement ? De quelles formes d’action pouvons-nous nous inspirer dans la durée ? Comment inscrire dans le temps des accomplissements ambitieux à l’échelle d’une organisation ? C’est à ces questions que l’équipe de Sparknews a essayé de répondre avec des intervenant·e·s d’horizons divers.

Organisation du Club depuis le BivwAk!

Jean-Christophe Combe, directeur général de la Croix-Rouge française, est revenu sur le succès de consultation citoyenne dont la Croix-Rouge était partenaire sur la plateforme Make.org. Selon lui, celui-ci témoigne d’une nouvelle volonté d’engagement de la part des citoyen·ne·s et d’une compréhension que ces changements ne peuvent avoir lieu sans un élan collectif. L’exemple le plus probant de cette prise de conscience, selon lui, serait la Convention Citoyenne pour le Climat (CCC). L’intervenant a ensuite insisté sur la nécessité d’écouter cette volonté neuve et d’accueillir de nouvelles formes d’engagement, en particulier à échelle locale. En conclusion, il a rappelé l’importance des dons, qu’ils soient monétaires ou en nature, sans lesquels la Croix-Rouge, comme d’autres organisations, ne pourrait pas effectuer son travail.

Jean-Christophe Combes, directeur général de la Croix-Rouge française.

Retours sur l’expérience de la Convention Citoyenne pour le Climat

Amandine Roggeman, membre de la Convention Citoyenne pour le Climat, a rebondit sur les propos de Jean-Christophe Combe concernant l’engagement citoyen. Elle a même parlé du devoir et du civisme qui l’auraient poussée à accepter de faire partie des 150. Elle est également revenue sur son expérience au sein de la Convention dont l’appropriation progressive du savoir et des ressources nécessaires pour mener à bien sa mission. Le format de cette initiative représente selon elle une responsabilisation des citoyen·ne·s et un renouveau de la démocratie participative, ces derniers se distinguant du militantisme. Sylvain Burquier, autre membre de la Convention, est ensuite venu compléter ses propos en insistant sur la grande responsabilité des entreprises dans le développement d’un système économique plus durable et plus juste.

Amandine Roggeman, membre de la CCC.

Après ces témoignages d’une prise de conscience partagée, le reste de la soirée a été consacré aux entreprises qui s’engagent. Voici les projets qui témoignent de cette volonté d’agir dont les équipes sont venues partager leur expérience.

Sylvain Ruquier, membre de la CCC.

Air France : engager les collaborateurs vers la sobriété numérique.

Michael Kargbo travaille au MRO Lab l’épicentre des innovations d’Air France Industries – KLM Engineering & Maintenance et de son réseau. Il a présenté aux membres du Club le projet de sobriété numérique mis en place pour les employé·e·s de la compagnie aérienne. Il a rappelé que l’entreprise était bien consciente que la majorité de son impact environnemental était due à ses transports. Il a d’ailleurs cité plusieurs initiatives allant en ce sens dont la rénovation de la flotte et la recherche dans la synthétisation de biocarburants. L’entreprise se penche également sur la part de sa consommation énergétique consacrée à l’informatique. Depuis six mois, un collectif d’ingénieur·e·s y a mis en place un programme pour former l’ensemble des employé·e·s à la sobriété numérique, des bagagistes aux pilotes, en passant par les ingénieur·e·s.

Michael Kargbo, Tech leader chez Air France

La qualité de vie au travail comme levier d’engagement des collaborateurs.

Mathieu Stoltz, chef de projet chez TechnipFMC, a commencé sa présentation en insistant sur l’importance de la qualité de vie au travail (QVT) comme génératrice de valeur pour l’entreprise et pour ses employé·e·s. Se heurtant au scepticisme des décideur·e·s au sein des entreprises à ce sujet, TechnipFMC a décidé d’implémenter un baromètre social et outil de pilotage de la QVT WealthScan. L’équipe en charge des analyses de résultats et des actions correctives est depuis en mesure d’apporter des données fiables justifiant le caractère “stratégique” du capital humain et sa contribution à la pérennité de l’entreprise. Celles-ci permettent aux décideur·e·s de mesurer les incidences de la qualité de vie au travail au sein de leurs entreprises, les encourageant à améliorer cette dernière.

Mathieu Stoltz, chef de projet chez TechnipFMC

Soutenir le potentiel des personnes dyslexiques.

La dyslexie touche au moins une personne sur dix. Trouble invisible, elle est reconnue comme handicap cognitif depuis la loi du 11 février 2005. Les personnes dyslexiques sont souvent mal compris·e·s par la société puisque plus connu·e·s pour les difficultés qu’ils ou elles traversent que pour leur potentiel. Joan Bohan, intrapreneure au sein de The Walt Disney Company, est parvenue à mobiliser son organisation autour de Dysnie, un projet d’édition de livres et dessins animés adaptés aux enfants DYS dont la dyslexie, la dyspraxie, ou la dysorthographie.

Johan Bohan, intrapreneure au sein de The Walt Disney Company

Aider les fournisseurs à s’engager.

Régine Lucas, directrice générale des achats de l’Oréal est venue ensuite présenter les initiatives de l’entreprise auprès de ses fournisseurs. Elle a insisté sur l’engagement de l’Oréal sur de nombreux sujets depuis sa création 110 ans plus tôt et sur ses engagements actuels, notamment pendant la crise du COVID-19. La multinationale travaille avec près de 50 000 fournisseurs, ce qui entraîne des complexités dans l’harmonisation de ses engagements auprès de chacun. L’entreprise a ainsi investi dans des programmes de sensibilisation, de formation et d’aide aux fournisseurs pour surmonter les différences dans les méthodes de travail.

Régine Lucas directrice générale des achats de l’Oréal.

Les participant·e·s du Club ont ensuite pu choisir quel atelier rejoindre en ligne, pour échanger avec les intervenant·e·s et partager leurs propres retours d’expérience.

Merci à tous nos membres pour leur soutien indéfectible, à toutes et tous nos intervenant·e·s pour leurs apports éclairants et à la centaine de participant·e·s de cette nouvelle soirée du Club de l’Innovation Positive. Nous donnons rendez-vous aux membres en juillet pour le Dîner des Membres et en septembre pour la prochaine soirée du Club.

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